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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s2.t4.11

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s2.t4.11

Language
French

v2.c14.s2.t4.11

la stylisation des papillotes, est restée très analogue à celle des figures 374-377, de même que la facture des bijoux. Le traitement du costume est nettement supérieur, et rappelle, avec plus de souplesse, la draperie de la pseudo-Athènè de Lahore (fig. 342). La façon dont le chiton va s'agrafer sur l'épaule gauche en laissant le sein droit découvert, tout comme chez les statues d'Amazones, souligne le caractère occidental de l'attribut. Enfin cette corne d'abondance débordant de fleurs et de fruits nous contraint à voir, dans ce morceau d'allure si classique en dépit de l'indianisation de la physionomie, une réplique kaçmîrie de la Hâritî gréco-bouddhique. C'est d'ailleurs la seule statue de style nettement gandhârien que nous ayons rencontrée au cours de notre tournée archéologique au Kaçmîr : et ce simple aveu nous paraît un argument de plus en faveur de l'assimilation proposée. Il ne faudrait rien moins que l'extrême diffusion dont Hâritî nous a déjà donné tant de marques pour expliquer que cet unique spécimen ait échappé jusqu'à nos jours au fanatisme musulman et même à l'orthodoxie hindoue.