L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s2.t5.10
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s2.t5.10
- Language
- French
v2.c14.s2.t5.10
LES LOKAPALA — S'il faut nous résigner à ne trouver ni au-dessous de lui, ni sur le même pied, personne qu'on puisse opposer à notre parvenu, serons-nous plus heureux à l'étage immédiatement au dessus ? Là, sur le plus bas échelon des cieux nous rencontrons les quatre déités qui règnent sur les quatre points cardinaux de notre horizon et que, pour cette raison, on appelle les « Gardiens du Monde » ou simplement les « Quatre Rois » Ce sont à l'Est, Dhṛtarâstra, au Sud, Virûdhaka; à l'Ouest, Virûpâksa, au Nord, Kuvêra ou Vaiçravana, avec leurs cortèges respectifs de Gandharvas, de Kumbhândas, de Nâgas et de Yaksas (cf plus haut, II, p 26) car ces chefs des genies forment la transition naturelle entre leurs sujets et les habitants des cieux supérieurs, et, s'ils sont déjà des dieux, du moins vivent ils tout près de nous, dans notre atmosphère Tous les quinze jours, ils feraient même une tournée d'inspection sur la terre, pour y noter, en vue de l'autre monde, les mérites des bons et les péchés des méchants(2) Leur zèle à contempler et à vénérer le Bodhisattva et le Buddha ne le cède d'ailleurs à celui de personne, et si la légende ne leur attribue le grand premier rôle que dans l'épisode de l'offrande du vase à aumônes (cf. I, p 415), elle les associe directement ainsi à l'œuvre pie par excellence des deux premiers *upāsaka* Que de raisons pour que leur culte fût devenu populaire! Quelles divinités meilleures à propitier et plus faciles à attendre par nos prières que ces quatre gardiens, moins dieux qu'archanges, qui surveillent