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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s2.t5.37

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s2.t5.37

Language
French

v2.c14.s2.t5.37

Dans cette longue suite, les numismates s'entendent pour distinguer l'apport spécial de potentats indo-grecs, indo-parthes et indo-scythes (1). Sous les uns comme sous les autres, ce sont toujours des divinités qui occupent à tout le moins le revers des monnaies. L'assurance nous en est donnée pour les pièces bactriennes par la beauté lumineuse du type, pour les « scythiques » par des légendes en alphabet grec. En dépit de quelques variantes dont les spécialistes n'ont pas manqué de relever le caractère parfois assez étrange (2), il y a tout lieu de penser que les Olympiens si caractéristiquement figurés sur les médailles indo-grecques avaient, du moins à l'origine, conservé leur nom hellénique en même temps que leur forte individualité. Un autre point acquis, grâce aux exergues, c'est qu'à l'autre bout de la série, leur remplacement par des divinités orientales est, sous les Indo-Scythes, un fait accompli. Qu'était-il advenu d'elles dans l'intervalle, sur les monnaies dites des Indo-Parthes, où le type, déjà moins clair, n'est pas encore accompagné d'inscriptions nominatives ? Là gît le désespérant problème, dont la solution intéresserait au plus haut degré l'iconographie religieuse de l'Inde ancienne. Où la difficulté apparaît dans tout son jour, c'est dans le cas, d'ailleurs exceptionnel, où un même type divin s'est perpétué tout le long du monnayage. A quel moment précis a-t-il changé de nom et émigré, si l'on peut dire, de l'Olympe sur le mont Mêru ? La transition ne se serait elle pas justement réalisée sous ces rois ou satrapes indo-parthes que les numismates s'accordent à intercaler entre les Indo-Scythes et les Indo-Grecs ?