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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t1.8

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t1.8

Language
French

v2.c14.s3.t1.8

monuments (cf pl I et fig 392-429) Ce sont bien les deux vêtements indiens traditionnels, mais drapés d'une manière, si l'on peut dire, plus classique (1). Le long pagne flottant tombe en chutes savantes jusqu'au-dessus des chevilles; et l'ample manteau, toujours passé sur l'épaule et enroulé autour du bras gauche, se rejette par derrière en pans souvent un peu roides, encore qu'ils soient censés entraînés par le poids d'une sorte de gland (2), resté visible sur les figures 393, 417, etc. Il forme par devant un sinus assez gracieux que relève habituellement la main droite (voir pourtant fig. 416). Tantôt il laisse à découvert tout le torse (fig. 415-417); tantôt il s'étale sur la poitrine de façon à ne laisser nue que l'épaule droite (fig. 392, etc) : mais cette unique variante n'a probablement de rapport qu'avec des changements de température, de même que nous portons nos pardessus ouverts ou fermés. Dans les régions plus constamment chaudes de l'Inde centrale (cf. fig. 471), nous voyons même qu'on enroulait volontiers autour des reins le léger châle de mousseline, de façon à laisser le torse nu sous les bijoux; mais nous ne retrouvons pas au Gandhâra un pareil négligé. On y portait en revanche une ceinture faite d'un gros lacet rond noué autour de la taille et qui était destinée à assujettir le pagne au-dessus des hanches : souvent on en voit pendre par devant les deux bouts orfévris (fig. 415) Nous devons enfin noter chez les hautes castes gandhâriennes l'usage presque constant — et que Hiuan-tsang nous dit rare dans l'Inde (3) — des sandales