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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t1.9

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t1.9

Language
French

v2.c14.s3.t1.9

Strabon contraste quelque part (4) le goût des Indiens pour la parure avec la simplicité dont témoignent par ailleurs tout leur genre de vie. Les textes énumèrent en effet des parures pour la tête, les oreilles, le cou, les mains et les pieds (1). Au Gandhâra les bijoux, bien que portés à profusion et avec une prédilection un peu barbare, gardent néanmoins à nos yeux un air plus civilisé que dans le bassin du Gange (cf II, p. 79 et fig 467 471). A la vérité on pourrait se demander, à propos de quelques-uns des joyaux de pierre qui ornent nos statues, s'ils représentent bien des modèles réels. Ceux qui ont été en fait retrouvés dans les fouilles, ou autrement conservés, sont d'un genre beaucoup plus modeste et banal (2). Nous ne voyons d'exception à faire que pour un porte-amulette d'or, déposé au British Museum, et une agrafe de turban, également en or repoussé et « de pur travail hellénique », qui vient d'entrer au musée de Calcutta (3). Mais ici encore les recherches n'ont pas dit leur dernier mot, si du moins on peut espérer sauver à l'avenir des objets précieux qui excitent tant de convoitises et sont si aisés à faire disparaître dans le creuset du premier orfèvre venu. Lors même que sur ce point nos espérances seraient frustrées, l'on ne voit pas bien ce qui aurait pu empêcher les praticiens gandhâriens, qui ont si bien su ciseler ces bijoux dans le schiste, de les exécuter en métal.