L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t2.14
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t2.14
- Language
- French
v2.c14.s3.t2.14
À la vérité on a dernièrement proposé, à la suite de découvertes nouvelles, d'identifier des divinités des « Purs séjours » sur les scènes qui représentent les préparatifs de l'illumination du Maître. Sur la figure 199 nous avions cru pouvoir reconnaître faute d'attribution meilleure le Nâga Kâlika et son épouse sous une forme purement humaine (cf I, p 396). Une réplique exhumée en 1908 par M D B Spooner à Takht i Bahi réduit à néant cette hypothèse en plaçant sur une frise continue le même groupe à côté et indépendamment de celui des Nâgas (fig 400). Reste donc à trouver pour le premier une interprétation différente. Celle des Çuddhâvâsas proposée par M D B Spooner¹ sur la foi d'une mention incidente et banale du Lalita vistara² se heurte malheureusement aux difficultés que nous venons d'exposer. Lors même que le sculpteur aurait tenté de représenter des êtres aussi sublimes il n'aurait jamais eu l'impudence de les faire s'appuyer si languissamment sur l'épaule d'une femme car outre que les différences de sexe sont entre eux abolies ce sont des saints parmi les dieux (deirhantas)³. Il nous faut donc en rabattre. Puis le couple n'a visiblement plus ici cet air de surprise charmée que nous avions eu l'illusion de deviner à travers les détériorations de la pierre sur la figure 199 si l'unique personnage masculin conti
Cites (1)
- Lalitavistarā — Haribhadra Sūri, Sanskrit