L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t2.45
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t2.45
- Language
- French
v2.c14.s3.t2.45
moins la théorie qui nous paraît se dégager des faits. Dans la pratique, il va de soi qu'il y a souvent contamination des types d'un genre de scène à l'autre; et, pour prévenir tout malentendu, nous nous faisons un devoir d'y insister. Parfois c'est en grand costume royal et même nimbé qu'il conduit l'armée infernale (fig 403), d'autres fois c'est dès avant la Sambodhi qu'il revêt mal à propos autre chose en tête que de vouloir le déposséder : à preuve que, lors de la fameuse « visite » (I, p. 49a), il daigna lui accorder une prolongation de règne. C'est pourquoi Indra ne songe même plus à l'éprouver ainsi qu'il l'aurait fait si souvent, d'après les récits du Jātaka, au cours de ses vies antérieures. S'il intervient encore, c'est en qualité de deus ex machina, pour exécuter ses volontés, voire pour prévenir ses désirs. Dans cet office il est d'ailleurs secondé par Brahmā (1). Presque à chaque fois que le Buddha « conçoit une pensée mondaine », nous les voyons accourir ensemble afin de la réaliser séance tenante. C'est côte à côte, ainsi que nous l'avons constaté, qu'ils assistent le Prédestiné au cours des incidents de sa vie dernière, depuis la Nativité jusqu'au Parinirvāṇa. Bref, ils sont trop étroitement associés pour que nous ne soyons pas obligés de les réunir également dans notre étude.
Linked texts (1)
- Jātaka — Pāli