Pramāṇa · Search · About · API

L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t3.74

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t3.74

Language
French

v2.c14.s3.t3.74

reste encore qu'elle est coiffée d'un turban or plus tard, Avalokiteçvara, tout comme Maitreya dont il emprunte souvent le vase à eau, en a d'autre part que son chignon et ne manque jamais d'y insérer la figurine du Buddha Amitābha Le turban princier du type de Siddhârtha irait beaucoup mieux, dans le système de l'école, à Mañjuçrî qui est appelé kumāra-bhūta, ce que nous traduirions volontiers par « prince de naissance » : mais le simple geste de l'enseignement, si bien qu'il lui convienne, ne nous permet pas, en l'absence du lion, du glaive et du livre, de lui attribuer les figures 425-426 autrement que par un décret de notre bon plaisir. Il faut en prendre notre parti et avouer que l'art gréco-bouddhique est encore loin d'avoir élaboré les formules compliquées et précises de l'iconographie postérieure. Assurément nous y trouvons déjà l'amorce des procédés qui ont plus tard servi à différencier entre eux les grands Bodhisattvas : c'est, à n'en pas douter, le lotus rose de Padmapāṇi que les figures 410 et 427-428 portent, épanoui ou non, à la main; et le personnage de gauche de la figure 408 (cf. fig. 409) tient déjà le livre (en forme de manuscrit indien sur feuilles de palmier) qui sera l'un des attributs caractéristiques de Mañjuçrî : mais c'est là tout ce que nous pouvons affirmer; et, au bout du compte, nous n'avons aucune raison décisive de croire que les noms de Mañjuçrî et d'Avalokitêçvara n'étaient pas aussi étrangers à la pensée des premiers sculpteurs indo-grecs qu'à celle des compilateurs du Mahāvastu et du Lalita-vistara.

Linked texts (2)