L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s5.t1.35
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s5.t1.35
- Language
- French
v2.c14.s5.t1.35
peu choquante dans les têtes de nos images, c'est le curieux alourdissement du bas de leur visage. Chez elles l'ovale grec s'épaissit visiblement jusqu'à ne plus mesurer parfois, selon l'un des canons de la *Brihat samhitâ* (1), qu'une proportion de treize doigts de haut sur dix de large entre les deux oreilles. Plus encore qu'à la plénitude des joues, ce fait est dû au développement exagéré de la mâchoire inférieure (cf. notamment fig. 395-397, 446, 448-450, 462). Or ce large et fort menton reste un trait courant chez les Indiens d'aujourd'hui (2) comme chez ceux d'autrefois (cf. fig. 464 et suiv.). Sur ce point encore nous sommes conduits à penser qu'un caractère ethnique, d'ailleurs sanctionné par la faveur publique, a modifié de façon sensible les traditions d'atelier de nos sculpteurs. Ce « visage de lune » s'est imposé à leur ciseau, en même temps que ce regard noyé sous la paupière assoupie et au même titre que la fine moustache frisée ou les détails de la coiffure et des bijoux.
Cites (1)
- Bṛhatsaṃhitā — Varāhamihira, Sanskrit