L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s5.t3.10
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s5.t3.10
- Language
- French
v2.c14.s5.t3.10
LE NIMBE. — Il convient cependant de dire ici un mot de ce dernier accessoire. Complètement inconnu des imagiers de Barhut et de Sânchi, nous l'avons vu au Gandhâra se montrer par intermittences sur les bas-reliefs, puis faire preuve chez les icones d'une rare constance. Le Buddha le partage non seulement avec les Bodhisattvas et les dieux, mais encore avec les demi-dieux et les rois. En tout état de cause, le sens de cet insigne parle trop clairement à nos yeux d'Européens pour n'être pas dans l'Inde d'importation occidentale. Que ce soit en Égypte ou en Assyrie qu'il en faille chercher l'origine, c'est apparemment de l'Asie antérieure qu'il a pénétré aussi bien dans l'art chrétien que dans l'art bouddhique pour signifier, ici comme là, «divinité», et, subsidiairement, «sainteté». Il aurait été plus précocement adopté par celui-ci que par celui-là, car c'est seulement à partir du IVe siècle qu'il fait son apparition dans les catacombes(1). Nous devons d'autre