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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s5.t3.9

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s5.t3.9

Language
French

v2.c14.s5.t3.9

Ce coup de maître était-il en même temps leur coup d'essai? Ce qui est sûr, c'est qu'en l'absence de ce type, il ne saurait être question, à proprement parler, de l'école du Gandhâra, dont il est à la fois, si faire se peut, la base et la clef de voûte. Aussi ne saurait-on trop répéter à quel point son apparition fait date dans l'histoire de l'art bouddhique. A raison du rôle prépondérant qu'il assume dès le début, il marque nettement le commencement d'une ère nouvelle; et bientôt nous le verrons couper en deux le développement normal des écoles de Mathurâ et d'Amarâvatî, en attendant qu'il pousse sa diffusion jusqu'aux confins de l'Asie orientale. Sa destinée est si étroitement liée à celle de l'école, qui est née en l'enfantant, que non seulement on lit l'évolution de l'une dans celle de l'autre, mais encore qu'on suit conjointement au dehors de leur pays natal l'expansion de leur influence. Aussi nous réservons-nous, dans les prochains chapitres, d'en faire le principal pivot de notre étude historique. Il en résulte que nous devons nous interdire pour l'instant toute considération de cet ordre, et c'est ainsi qu'il ne sera pas question dès à présent des éléments de classification chronologique que nous pourrions chercher entre les Buddhas gandhâriens soit dans les attitudes de leurs mains, soit dans la disposition de leur costume, soit enfin dans le traitement de leurs cheveux ou de leur nimbe.