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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s2.t3.41

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s2.t3.41

Language
French

v3.c16.s2.t3.41

Turc à eux. Sans doute Kaniṣka, que ce soit de son fait ou du fait de son prédécesseur, a étendu plus ou moins nominalement son pouvoir sur le cœur même de l'Inde, peut-être jusqu'à Patna, à coup sûr jusqu'à Bénarès; mais, si l'on en croit la tradition, il aurait également poussé ses conquêtes jusque dans le Turkestan chinois actuel, et nous n'avons aucune raison de penser qu'il attachât moins d'importance à ses possessions des bassins de l'Oxus ou du Tarim que de l'Indus ou du Gange. Il faudra bien que les indologues se résignent à rendre la meilleure part de Kaniṣka à la Haute-Asie. Quoi qu'ils aient pu croire, c'est un personnage d'un tout autre acabit qu'un simple roi indien : indo-bactrien ne serait même pas assez dire; souverain d'un empire qui servit de trait d'union entre l'Inde et la Chine, il mérite déjà l'épithète de sérindien.