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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s2.t3.54

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s2.t3.54

Language
French

v3.c16.s2.t3.54

Tous ces faits sont du domaine commun : mais il peut être intéressant de signaler que l'Inde, à son habitude, nous laisse deviner ce que les textes classiques nous apprennent explicitement. De cette activité commerciale elle a conservé, notamment dans les livres bouddhiques, plus d'un souvenir. Il en est de fort vagues, tels que les perpétuels récits de voyages au long cours, par caravanes ou par bateaux, qu'entreprennent les marchands des contes. Il en est de plus précis, comme la mention dans le Sûtrâlaṅkâra du négociant de Takṣaçilâ qui, ruiné, s'en allé refaire sa fortune dans le pays de Ta-tsin¹ : car par ce nom tous les sinologues entendent l'Orient romain ou, plus précisément, la Syrie; et d'autre part, si le témoignage est bien d'Açvaghoṣa, il remonterait au moins au IIe siècle. Enfin l'indianiste détient sur ce point d'histoire des documents historiques au premier chef : telles les inscriptions laissées dans les hypogées du Koṅkan par la colonie Yavana (on dirait aujourd'hui feringhi) des ports ; telles les monnaies romaines trouvées en si grand nombre dans le sol de l'Inde, depuis les passes de l'Afghanistan jusqu'à la côte du Malabar¹. L'étonnante diffusion de ces dernières est clairement commentée, du côté européen, par

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