L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s2.t5.37
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s2.t5.37
- Language
- French
v3.c16.s2.t5.37
lui à la religion bouddhique ». Mais s’il « gémit », c’est donc qu’il existe, et ses sanctuaires sont encore debout. Quant à Mihirakula, il est à ce moment engagé depuis trois ans dans une guerre contre le Kaçmîr, et fort honteux de ne pas venir à bout de sa résistance. Quelque quinze ans plus tard, après ses aventureuses expéditions, ses revers et sa captivité dans l’Inde centrale, c’est au Kaçmîr que, roi dépossédé, il trouve un asile, et c’est de là qu’il sort afin de tirer du Gandhâra, nous ne savons au juste pour quelle raison, une effroyable vengeance. Il fit égorger, répète Hiuan-tsang, les deux tiers des habitants, réduisit le reste en esclavage, et détruisit stûpa et monastères bouddhiques, « en tout mille et six cents fondations ».