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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s3.t3.100

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s3.t3.100

Language
French

v3.c16.s3.t3.100

Assurément ce n'est pas qu'on ne puisse retrouver çà et là des traces appréciables, parfois même frappantes, de l'influence classique. Sans parler de la figure 590, sur laquelle nous aurons à revenir ci-dessous, qu'on compare seulement à nos stèles gandhâriennes (fig. 405-407) la garniture d'autel reproduite sur la figure 566 : on voit aussitôt pourquoi le Buddha et son cortège portent ainsi jusqu'au Japon, dans le canon de leurs proportions et de leurs draperies, la marque indélébile de l'art grec. Il n'en est pas moins vrai que pour trouver les modèles immédiats des plus vieilles images nippones, nous n'avons pas à aller plus loin que la Chine. Un exemple caractéristique fera comprendre notre pensée. C'est bien du Gandhâra (cf. fig. 410 ou 428) que vient le Mi-ro-kou (Maitrêya) de la figure 548. Vous le reconnaissez à sa pose caractéristique comme à la rondeur de son visage, aux chutes de ses vêtements comme à sa pensive mélancolie. Mais vous n'ignorez plus qu'il a fait escale en Sérinde, puis à Yun-kang (fig. 540) et à Long-men. C'est là qu'il a pris, avec sa haute