L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s3.t3.96
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s3.t3.96
- Language
- French
v3.c16.s3.t3.96
LE JAPON. — Ce qui nous confirmerait dans cette idée, c'est que ce sont avant tout ces sortes de créations et ce genre de qualités que l'art bouddhique allait importer avec lui jusqu'aux îles prochaines¹ : car, la Chine une fois conquise, rien ne devait plus l'arrêter que l'Océan — si même celui-ci l'arrêta et qu'il ne faille pas quelque jour reconnaître les plus lointains et défigurés de ses rejetons dans les monuments de l'Amérique centrale. On nous le montre pénétrant en Corée dès 372, au Japon en 552. Mais, dans ce dernier pays, la situation n'était pas du tout la même qu'en Chine, deux siècles auparavant. De quelque talent qu'elles aient fait preuve depuis, les îles du Soleil Levant ne possédaient pas encore un art vraiment digne de ce nom. C'est sous l'influence de l'école gréco-bouddhique qu'elles auraient enfin abordé la représentation de la figure humaine : et, en effet, les images, qui