Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c3.s3.39
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c3.s3.39
- Language
- French
v1.c3.s3.39
Au jagir peuvent encore s'ajouter des sources de revenus supplémentaires. Les officiers reçoivent une commission royale qui les autorise à administrer la justice et à infliger des amendes jusqu'à concurrence de 100 roupies aux paysans établis sur leurs terres ; la tentation est trop forte pour qu'elle ne fasse pas tort à la stricte justice. Mais les appels des victimes au mahârâja provoquent de temps en temps des disgrâces éclatantes qui rappellent au devoir les cupidités surexcitées. Les juges, de même, touchent conjointement avec l'État des droits fixes sur les affaires et sur les opérations judiciaires. D'après Kirkpatrick, le Chautra ou Chautariya (premier ministre) touchait, outre son jagir, un droit de huit annas sur chaque champ de riz, les terres des Thargars et des soldats exceptées ; les Kâjis se partageaient un droit d'une roupie par champ ; les quatre Sirdars recevaient chacun deux annas par champ ; les deux Khardars touchaient également deux annas chacun par champ ; le surintendant de la monnaie percevait pour son compte un droit énorme de 7 tôlas d'or sur chaque marchand népalais établi au Tibet et qui rentrait au pays. Hamilton indique une autre répartition : le chef de l'État recevait les deux tiers du revenu ; le tiers restant était partagé entre les grands officiers ; le Chautariya en avait un cinquième ; autant, le Kâji ; autant, le fils aîné du roi ; autant, la première reine, si elle avait des enfants ; le dernier cinquième de cette tierce portion allait aux sirdars, au conseiller (jethabudhâ), au secrétaire. Le dharmâdhikârî continue à percevoir les amendes qu'il prononce dans les questions de pureté légale.