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Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c4.157

Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c4.157

Language
French

v1.c4.157

LES DII MINORES. — Gaṇeça n’est pas moins populaire au Népal que dans l’Hindoustan. Prince des obstacles, il préside à toutes les entreprises, les plus humbles et les plus banales même; sans son concours point de succès possible. En outre, sa physionomie singulière et bonhomme force l’attention et la sympathie; son corps ventru couronné d’une tête d’éléphant aux gros yeux ronds, ses mains qui portent une guirlande et une hache, le serpent suspendu à son cou, la souris tapie à ses pieds composent l’ensemble le plus amusant. Partout associé au culte des autres divinités, il a aussi ses sanctuaires propres. Le premier de tous est Sûrya-Vinâyaka (vulgo Suraj-Binaik), au Sud de Bhatgaon. Le nom rappelle, d’après le Nepâla-mâhâtmya (VI) un miracle du dieu. Le fils d’un brahmane qui résidait à l’Ouest du Doleçvara, dans un bois, tomba soudain mort : ses parents et les munis voisins invoquèrent Paçupati qui les renvoya au bosquet de Prakâṇḍa. Arrivés là, ils virent Gaṇeça se manifester dans un rayon de soleil (sûrya), et l’enfant ressuscita. La chronique bouddhique rapporte une légende différente : immédiatement avant le règne d’Amçuvarman, Gaṇeça, sous la forme de Sûrya-Vinâyaka, apparut au roi Vikramajit et lui fit don de richesses fabuleuses qui lui permirent de fonder son ère. Les Gaṇeças du Népal se classent volontiers, eux aussi, en groupes de quatre ; après Sûrya-Vinâyaka, les plus populaires sont : Rakta-Vinâyaka (le Rouge) à Paçupati ; Candra-Vinâyaka (la Lune), à Chobbar ; Siddhi-Vinâyaka (le Succès), à Sankou ; Açoka-Vinâyaka (vulgo Assu-Binaik) à Katmandou.

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