Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c4.27
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c4.27
- Language
- French
v1.c4.27
LES RIVIÈRES. — Les rivières du Népal sont dignes de frayer en si glorieuse compagnie. La Vâgmatî ou Vâgvâtî (Bagmati) ne doit pas son nom, comme on pourrait le croire, au murmure de ses eaux : Elle est née, blanche comme le rire, de la bouche même (vačana) de Çiva, au moment où il contemplait les pénitences de Prahlâda, fils d'un démon (Nep. mâh. VII ; Paç. p. I) ; d'après un autre récit, quand Çiva s'était transformé en antilope pour dépister les dieux, la Vâgmatî sortit d'une des cornes de l'animal divin (Nep. mâh. I). Pour les Bouddhistes, c'est l'eau même du Gange qui jaillit du rocher frappé par le Bouddha Krakuččhanda, quand il cherchait une source afin de baptiser de nouveaux moines (Vamç. 80), ou bien encore ses premières gouttes sont tombées des doigts des Tathâgatas, par le pouvoir surhumain de Vajrasattva (Sv. p. IV). Son principal affluent, la Viṣṇumatî (Bitsnumati) doit s'appeler plus correctement la Viṣṇu-padî (Paç. p. XX), car elle naît comme le Gange du pied de Viṣṇu. Les Bouddhistes l'appellent Keçavatî, parce qu'elle a tiré son origine des chevelures rasées, quand Krakuččhanda ordonna les moines népalais (Sv. p. IV ; Vamç. 81). La Maṇimatî (Maṇi-rohiṇî, Manoharâ, Manhaura), descendue du mont Maṇicûḍa (Manichur) est en rapport d'origine avec le fameux prince Maṇicûḍa : ce héros de la charité bouddhique n'hésita pas, par esprit de sacrifice, à arracher de sa tête un joyau sans pareil que la nature y avait incrusté ;
Linked texts (2)
- Svayambhūpurāṇa — Sanskrit
- Nepālamāhātmya — Sanskrit