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Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c4.40

Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c4.40

Language
French

v1.c4.40

mière épouse sur le Phûločcha (Phulchok, au S.-E.), la seconde au Dhyânočcha (Champadevi, contrefort du Chandragiri, au S.), et accomplit respectueusement le tour du lac en présentant le flanc droit à Svayambhû. Une révélation lui apprit alors la tâche qui lui était réservée. Il devait d'un coup de son glaive irrésistible qui brille dans sa main comme un sourire de la lune (Čandra-hâsa) tailler une brèche dans la barrière montagneuse, ouvrir un écoulement aux eaux et frayer un chemin vers Svayambhû. Il exécuta les ordres divins, et par la Brèche-du-Sabre (Kotvar) la Bagmati affranchie entraîna les eaux du lac, avec les Nâgas et les monstres qui le peuplaient. Sur le fond du lac, apparent désormais, rampait la tige du lotus qui portait Svayambhû sur sa fleur précieuse ; Mañjuçrî s'approcha pieusement de la racine, entendit à l'entour le murmure mystérieux d'une source, s'inclina, adora, et Guhyeçvarî, la Maîtresse des Arcanes, se manifesta devant lui. Il éleva deux sanctuaires à la gloire des deux divinités souveraines, et s'établit à côté de Svayambhû, sur une selle de terrain où les Névars vénèrent encore l'empreinte de ses pieds sacrés, reconnaissable aux yeux qui la décorent. Il bâtit une ville entre la Bagmati et la Bitsnumati, sur l'emplacement que couvre en partie Katmandou ; du reste, l'héritière moderne de Mañju-Pattana, la capitale de Mañjuçrî, se glorifie de reproduire dans ses grandes lignes le glaive de Mañjuçrî. Puis, son œuvre achevée, il retourna vers sa montagne de Chine ; mais beaucoup de ses disciples séduits par le Népal « qui ressemble tant à la Chine » (Svay. Purâna, éd. Calcutta, p. 248-9) préférèrent rester ; il leur donna pour roi un roi de la Grande-Chine (Mahâ-Čina), le vertueux Dharmâkara, qui s'était joint à son cortège.

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