Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c4.68.1
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c4.68.1
- Language
- French
v1.c4.68.1
Le symbole est mythique ; l’influence elle-même n’est pas une vaine invention de la légende. Le Népal, et, par la voie du Népal, l’Inde, ont pu exercer une action continue sur les croyances, les mœurs, la civilisation de leurs voisins septentrionaux ; mais deux grandes races n’entrent pas en communication durable sans se prêter et s’emprunter à la fois l’une à l’autre. Les bouddhistes chinois qui regardent Lao-tzeu comme Çâkyamuni en personne, passé dans l’Orient pour y prêcher sa doctrine, et les Taoïstes, qui reconnaissent dans Çâkyamuni leur maître Lao-tzeu, mystérieusement sorti de la Chine pour visiter l’Occident, ont également raison les uns contre les autres. L’histoire des emprunts contractés par l’Inde est difficile à tracer, dans la désolante pénurie des documents historiques ; mais c’est un indice curieux et suggestif que la demande adressée au VIIe siècle à l’Empereur de Chine par un voisin oriental du Népal, le prince de Kâmarûpa, en vue d’obtenir l’image de Lao-tzeu et la traduction sanscrite de son ouvrage, le Tao-te king¹. Le passage des pèlerins, et des marchands qui se confondaient souvent avec eux, laissait des traces sur le sol de l’Inde. Aussitôt après l’ouverture des relations entre le Népal et le Tibet, la Chronique du Népal signale l’introduction au Népal d’un dieu nouveau, Mahâ-Kâla, amené du Tibet par le savant Bandhudatta sous le règne de Nârendra deva.