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Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v2.c7.153

Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v2.c7.153

Language
French

v2.c7.153

Au lieu de *pragate*, l'original porte *praçate*; mais la ressemblance des deux caractères *ça* et *ga* dans la graphie népalaise est si forte que la correction s'offre d'elle-même. M. Bendall l'a proposée dans son *Catalogue*, et M. Foucher l'a admise. Cependant M. Bendall indique que *pragate*, comme *praçate*, qui lui équivaut en scansion, pèche contre la métrique; l'*a* final de *çatatama*, placé devant le groupe *pr*, devrait s'allonger par position. L'usage classique, en effet, n'admet pas le maintien d'une brève devant le groupe : muette + liquide. Mais le scribe, auteur des stances de signature de ce ms., laisse en pareil cas la quantité facultative. A l'intérieur du vers suivant, il scande successivement *rājñi çrī* ---, et *labdha çrī* ---. L'auteur de l'Adikarmapradīpa (LAVAL-LÉE-POUSSIN, *Bouddhisme, Études et matériaux*, p. 204), dans la stance de signature de son œuvre, scande de même *cirabrahma* ---. Cette pratique était donc tolérée au Népal, tout au moins dans les parties les moins soignées d'une œuvre littéraire. J'en puis même signaler un exemple épigraphique, de la belle époque classique. Une inscription funéraire d'Eran (*Gupta Inscrps.*, p. 93) datée de 191 (Gupta = 510-11 J.-C.) scande dans une indravajrā : *bhaktānuraktā cā priyā ca kāntā*.

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