Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v3.c10.s12.15
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v3.c10.s12.15
- Language
- French
v3.c10.s12.15
l'an 520 samvat correspond à 553 çaka courant = 631 J.-C. J'ai déjà montré, d'une manière indépendante, dans une Note sur la Chronologie (Journ. As., 1894, II, 55 sqq.), que l'an 34 d'Amçuvarman doit correspondre à 629 J.-C. La première inscription d'Amçuvarman date de l'an 30 de la nouvelle ère (Harigaon I); la dernière date de 4(4?); j'ai essayé de marquer les progrès de son autorité dans le libellé même de ses chartes (II, 138 sqq.) entre ces deux dates extrêmes ; la première doit correspondre à 625 J.-C. Si mes calculs sont exacts de part et d'autre, les deux règnes chevauchent ainsi l'un sur l'autre ; cette apparente confusion n'est sans doute que le reflet authentique d'une réalité assez trouble. Toutes les chartes de Çivadeva que nous possédons sont rendues sur le rapport du mahâsâmanta Amçuvarman, de qui l'éloge éclipse entièrement la personne du souverain. On peut aisément imaginer des hypothèses assez variées pour rendre raison des faits : Çivadeva aurait pu conserver une autorité nominale dans un ressort restreint de compétence ou de territoire, tout en restant sous la tutelle de son maire du palais ; en dehors de ce ressort, Amçuvarman aurait exercé l'autorité suprême. Si on observe que les inscriptions actuellement connues d'Amçuvarman laissent une lacune entre l'an 34 = 629 J.-C. et l'an 39 = 634 J.-C., et que d'autre part les inscriptions actuellement connues de Çivadeva se placent justement dans ce court intervalle (518 samvat = 629 J.-C. ; 520 samvat = 631 J.-C.), on peut supposer encore qu'Amçuvarman a dû, pour des raisons de politique étrangère ou intérieure, accepter ou restaurer un souverain de la dynastie légitime, le Licchavi Çivadeva.