Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v3.c10.s12.16
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v3.c10.s12.16
- Language
- French
v3.c10.s12.16
Du même coup, une difficulté qui gênait la combinaison de M. Fleet s'éclaircit et se résout. Je rappelle que l'inscription de 535 (Bhag. 4) a pour dûtaka le rājaputra Vikramasena, et que l'inscription d'Amçuvarman, samvat 34 (Bhag. 6) a pour dûtaka le mahâ . . yaka Vikra . . .; nom restauré par Bhagvanlal en Vikramasena. M. Fleet, en citant cette inscription (*Gupta Inscr.*, p. 178, n. 2) a bien soin d'ajouter : « Si nous acceptons la restitution de Bhagvanlal, nous devons prendre bien garde de ne pas confondre ce personnage avec le râjaputra Vikramasena qui est le dûtaka de l'inscription de saṃvat 536, deux cents et quelques années plus tard. » Mais le râjaputra Vikramasena reparaît maintenant dans une nouvelle inscription d'Amçuvarman, à Sanga, an 32 avec le titre de sarvadanḍanâyaka. Ici la lecture est certaine et l'identité du personnage devient évidente. D'une part, une inscription datée de 535 et que la ressemblance étroite des caractères range, au témoignage de son premier éditeur, à côté d'une inscription de Çivadeva, contemporain et suzerain nominal d'Amçuvarman ; d'autre part un personnage identique de nom et de titre paraît dans cette inscription et dans une inscription d'Amçuvarman. Est-il raisonnable de le dédoubler et de creuser un intervalle de deux cents ans et plus entre les deux moitiés du personnage?