Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v3.c10.s8.4
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v3.c10.s8.4
- Language
- French
v3.c10.s8.4
Le dūtaka, Vṛṣavarman, appartient déjà par son nom à la série des Varman ; Bhogavarman, Aṃçuvarman, Candravarman, qui occupent une situation prépondérante à la fin de la dynastie Licchavi. Il porte le titre énigmatique de bhaṭṭāraka-pādīya, que je n'ai pas rencontré ailleurs. Le Dictionnaire de Pétersbourg ne donne pas le mot pādīya, mais l'expression est formée régulièrement au moyen du suffixe īya qui marque en général une fonction de subordination. Bhaṭṭāraka-pādāḥ est l'expression consacrée pour désigner respectueusement le bhaṭṭāraka, seigneur royal ou seigneur divin. L'épigraphie népalaise fournit deux cas où le dūtaka est un bhaṭṭāraka : L'inscription du Chasaltol, saṃvat 137 ; dūtaka : bhaṭṭāraka çrī Vijayadeva ; l'inscription 13 de Bhagvanlal, saṃvat 1[4]3 ; dūtaka : bhaṭṭāraka çrī Çivadeva. Le bhaṭṭāraka-pādīya doit être un personnage en rapport de subordination avec le bhaṭṭāraka lui-même. S'agit-il dès ce moment d'une sorte de maire du palais ? Une charte qui peut être du VIIe siècle fournit une désignation assez analogue. Çântilla, général (balâdhikṛta) au service du bhogikapâla et mahâpalupati Nirihullaka, qui lui-même est le tatpâdânudhyâta de Çamkaragaṇa, communique une donation qu'il institue « aux paramapâdîyas et aux siens propres » (sarvvân eva paramapâdîyân svâṃc cāvedayati. Ep. Ind. II, 23, l. 5). L'opposition de svân à paramapâdîyân précise assez bien le sens : d'une part ses ressortissants propres, d'autre part les ressortissants de l'autorité souveraine.