La formation de la langue marathe c2.16
La formation de la langue marathe c2.16
- Language
- French
c2.16
Donc, même lorsque les lectures sont sûres et les significations bien établies, aucune des inscriptions d’Açoka ne fournit un document direct sur un dialecte déterminé de l’Inde au IIIe siècle av. J.-C. Une analyse minutieuse a pu cependant en dégager quelques indications probables sur la répartition de certains traits. Dans le groupe oriental, « pas d’*ṇ* cérébral ni d’*ñ* palatal, le *y* initial tombe, *l* est substitué à *r*, le nominatif masculin, et ordinairement le neutre, se fait en *-e*, le locatif en *-asi* ; l’autre [groupe] distingue l’*ṇ* cérébral de l’*ñ* palatal, conserve le *y* initial et l’*r*, fait en *-o* le nominatif singulier des masculins en *-a*, le locatif en *-amhi* ou en *-e* » (Senart, *Inscr. de Piyadasi*, II, p. 431). De plus, les inscriptions de l’ouest conservent des groupes consonantiques que celles de l’Inde gangétique assimilent ; skr. *ṛ* est normalement représenté au nord-ouest par *ir*, *ur*, à Girnar par *a*, à l’est par *a* ou *i* ; *r* + dentale donne une dentale à l’ouest, une cérébrale à l’est ; *kṣ* devient *ch* à l’ouest, et à l’est *kh* ; enfin *-ā* final s’abrège, *-tiy-*, *-dhiy-* se simplifient en *-ty-*, *-dhy-* dans les inscriptions les plus orientales (v. sur tous ces points, T. Michelson, *I. F.*, XXIII, 219-271 ; *Am. J. Phil.*, XXX, 284 et s., 416 et s. ; XXXI, p. 55 et s. ; *J. A. O. S.*, XXX, p. 77 et s., XXXI, p. 223 et s.).