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La formation de la langue marathe c2.29

La formation de la langue marathe c2.29

Language
French

c2.29

Certains textes bouddhiques, notamment le Mahāvastu et le Lalitavistara, sont écrits dans un dialecte étrange, où semblent se mêler arbitrairement sanskrit, pali et prākrit. On y trouve par exemple côte à côte des formes comme abravi et abravit, des nominatifs neutres pluriels en -ā et en -āni, etc. (v. Senart, Mahāvastu, I, p. XII-XIII). L'étude de la syntaxe a permis d'y reconnaître plusieurs couches caractérisées respectivement par la phrase verbale et nominale (v. Oldenberg, G. G. A., 1912, p. 123 et suiv.). D'autre part la critique permet souvent de deviner l'original moyen-indien des formes incorrectes du sanskrit qui y pullulent (v. Wackernagel, p. XXXIX; en dernier lieu Kern, I. F., XXXI, p. 194 et suiv.) : mais ne retrouver à l'origine de ces formes que l'ignorance d'adaptateurs maladroits, c'est rendre difficilement explicable la parenté de textes différents et considérables, et oublier la maîtrise avec laquelle le bouddhisme savait manier le sanskrit. Du reste le moyen-indien qu'on entrevoit à travers ce sanskrit incorrect est d'un type encore indéterminé.

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