Pramāṇa · Search · About · API

La formation de la langue marathe c2.57

La formation de la langue marathe c2.57

Language
French

c2.57

Les groupes de consonnes paraissent très tôt difficiles à prononcer. En certains cas, l'assimilation est préhistorique et le sanskrit le plus ancien offre déjà des consonnes géminées (v. Wackernagel, § 97 a α). Parmi les groupes maintenus en sanskrit, ceux qui comportent *r* admettent l'insertion d'une voyelle dès la période la plus ancienne (v. Wackernagel, § 49-51) ; et Patañjali, au second siècle av. J.-C., cite comme usuelle la forme *supati-* pour *supti-*. La tendance la plus fréquente porte à simplifier l'articulation : au IIIe siècle av. J.-C. Kātyāyana note la forme āṇapayati pour ājñā-, et au siècle suivant Patañjali donne vaṭṭati, vaḍḍhati pour vart-, vardh- comme courants. Et en effet dans les inscriptions d’Açoka tous les groupes sont unifiés sauf st, ṣṭ et consonne + r qui subsistent à Girnar et au nord-ouest, c’est-à-dire dans les régions où ces groupes ont été maintenus dans les langues parlées jusqu’à date moderne ; en prākrit boudhique et dans les documents du début de notre ère (v. J. Bloch, Mél. S. Lévi, p. 10-15) l’assimilation est générale, et les prākrits classiques n’ont plus à l’intérieur du mot que des occlusives géminées.

Linked texts (1)