La formation de la langue marathe c2.9
La formation de la langue marathe c2.9
- Language
- French
c2.9
§ 3. Après le Ṛgveda, les autres recueils et notamment l'Atharvaveda, puis les brāhmaṇa, les sūtra, Pāṇini, qui oppose la bhāṣā qu'il définit au chandaḥ archaïque (v. S. Lévi, J. As., 1891, II, p. 549 ; M. S. L., XIV, p. 278-279), ses commentateurs, qui signalent d'une manière consciente ou non les progrès de la langue depuis Pāṇini, enfin les œuvres classiques marquent des stades successifs qui paraissent définir l'évolution interne du sanskrit (v. Wackernagel, p. XXII et suiv., XLIV et suiv.). Même en admettant que la littérature sacerdotale ancienne suive le développement autonome de la langue, — et ce que nous savons du Ṛgveda rend cette hypothèse improbable —, il arrive vite une époque où le sanskrit doit subir le contact et sans doute l'influence d'autres dialectes ayant une existence reconnue. Un siècle après Pāṇini, Açoka couvre l'Inde d'inscriptions en moyen-indien ; vers 150 av. J.-C., Patañjali, dans un passage fameux (cité par Bhandarkar, J. A. S. Bomb., XVI, p. 335), donne le sanskrit comme la langue des brahmanes bien élevés de l'Aryāvarta : autant dire que c'est une langue déjà exceptionnelle dans l'Inde et qui n'aurait pas survécu sans le prestige dû à l'emploi qu'en faisaient la religion et la scolastique.
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- Atharvavedasaṃhitā — Atharvan & Aṅgiras, Sanskrit