Pramāṇa · Search · About · API

La formation de la langue marathe c5.s2.t3.2

La formation de la langue marathe c5.s2.t3.2

Language
French

c5.s2.t3.2

Du moment où les voyelles finales perdaient leur quantité, puis leur timbre caractéristique, il devait s'en suivre une confusion progressive des finales monosyllabiques. Le fait est surtout apparent dans la déclinaison des noms masc.-neut. en -a-, fém. en -ā, c'est-à-dire précisément dans le type de déclinaison qui a supplanté peu à peu tous les autres. De là le besoin ressenti par le prākrit de nouvelles différenciations : l'abl. singulier -āt, très tôt disparu, est élargi en -ādo, -āo par utilisation de la vieille désinence adverbiale skr. -taḥ ; l’accusatif pluriel en -ān est remplacé par l’accusatif pronominal en -e ; le nominatif-accusatif pluriel des noms féminins en -āḥ, devenu semblable au nominatif singulier du jour où l’aspiration finale tombait, est élargi en -āo par cumul ou assimilation de désinences ; à son imitation, le nominatif masc. plur. subit le même changement, etc. De toutes ces adaptations essayées par le prākrit littéraire, il en est très peu qui aient subsisté : mais elles témoignent d’un état mouvant de la langue où les désinences anciennes s’effritant, il fallait en réduire le nombre ou leur donner plus de consistance : cette seconde tendance est celle de la littérature, naturellement conservatrice ; c’est la première qui l’a emporté dans les parlers réels qui ont abouti aux langues modernes.